Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

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Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Dolores J. Ombrage le 23.07.10 21:08

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CONTEXTE, RP COLLECTIF (1)
« LES DOUZE COUPS D'OMBRAGE »

Onze heures, cinquante-cinq minutes. Tic, tac, tic, ...

    Du haut de son trône, l’imposant siège du Directeur de Poudlard, elle appréciait le verre d’alcool rouge qu’elle venait de verser - magie aidant - dans un gobelet doré qui, orné de pierres, pourrait être le Graal dont elle se délecterait de boire le sang du Christ.

Onze heures, cinquante-six minutes. Tac, tic, tac, ...

    Ses ongles vernis d’un rose ridicule, elle les faisait désormais taper le bois de la table à manger du Personnel de l’Ecole, confortablement installé au fond de la Grande Salle. Elle ne se lassait pas d’entendre ce son rythmé comme les aiguilles d’un mécanisme d’horloger, souriant droit devant elle, vers le public de cet agaçant spectacle de doigts, boudinés comme de la chaire à saucisse dans trop peu de peau.

Onze heures, cinquante-sept minutes. Tic, tac, tic, ...

    Le déjeuner était servi depuis déjà une demi-heure, les rangs d’étudiants ne cessaient de se croiser et, bientôt, l’affluence serait à son paroxysme. Dans l’assiette de cette carnivore, il n’y avait pas une miette ; depuis qu’elle s’était installée, aujourd’hui, elle n’avait rien mangé, elle se contentait d’observer les allers et venues, ses lèvres fermement tendues en un sourire faussement maternel, son regard quittant, parfois, le contre-bas pour apprécier la trotteuse de l’horloge défiler, comme si elle attendait le bon moment pour, enfin, jubiler.

Onze heures, cinquante-huit minutes. Tac, tic, tac, ...

    Alors elle but encore une gorgée de sa boisson, lentement, les yeux fermés, comme si elle savourait, comme si elle était heureuse, ici, parmi eux, les élèves, tous les élèves. En déposant son verre cette fois-ci, elle soupira gentiment, les épaules furtivement haussées, la tête penchée et son visage qui semblait, depuis un petit moment déjà, vouloir exprimer une compassion trop surjouée pour pouvoir donner à quiconque le sentiment d’être sincère - un pardon mensonger pour ce qui s’apprêtait à arriver ? Qu’avait-elle en tête, ce jour de Septembre, en plein milieu de semaine, alors que l’année scolaire débutait tout juste (et son mandat de Directrice avec) ?

Onze heures, cinquante-neuf minutes. Tic, tac, tic, ...

    Ainsi filait le temps comme peut filer un tas de choses en quelques secondes, disparaître et ne plus jamais revenir, des évènements qui vous changent la vie. Midi approchant, elle ne s’arrêtait pas de sourire à l’assemblée mais lâchait calmement son gobelet, arrêtait progressivement de faire taper ses ongles, prenait sans discrétion la baguette qui attendait à droite du couteau - plus que quelques secondes ... Et nous y serons.

Midi. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong. Dong.

    Enfin, elle se levait, mimait de lisser sa robe et pointait sa baguette vers les lèvres paralysées en sourire ; un sonorus plus tard, elle faisait résonner, dans les murs de la Grande Salle, un raclement de gorge dont elle avait le secret


C’était son heure.

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FAITES VOUS SPECTATEUR DE LA SCÈNE ET ASSISTEZ AU PREMIER COUP-BAS DE LA DIRECTRICE OMBRAGE.
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Dernière édition par Dolores J. Ombrage le 04.08.10 21:04, édité 1 fois
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Luck Durin le 29.07.10 15:41

    L’entraînement de Quidditch était finalement terminé quand l’heure du déjeuner approchait. Direction les vestiaires, Luck avait encore à prendre le temps de se doucher, il tourna vite le dos aux membres de son équipe qui restaient à discuter le balai à la main ; c’est d’un signe poli que Luck, lui, se contenta de répondre à ceux qui le saluaient : « A samedi ! » pour le prochain entraînement des Serdaigle.

    Seul sous les gradins, il pénétrait les douches réservées aux joueurs, précédant son dévêtement d’une séance d’étirements où il apprécia sentir chaque articulation de son corps craquer de manière surprenante. Sous la douche il restait presqu’immobile, profitant de l’instant pour un y voir un moment de répit coincé entre des heures à s’activer comme l’excellent étudiant qu’il était. Dans un tel état de relaxation il se laissait sentir chaque partie de son corps et son estomac réclamer à manger. Le robinet fermé il enfilait son uniforme, ses camarades d’équipe curieusement absent des lieux, Luck toujours seul.

    Le jeune homme l’avait vu se préparer au loin, dans le ciel : l’orage et sa légion de nuages gris. A mesure qu’il se rapprochait du château au sommet de la colline, il s’étendait et se fonçait, le mauvais présage qui ferait bientôt tomber la pluie ; un frisson plus tard il était à l’abri des murs de pierre, près à faire son entrée dans la Grande Salle.

    Bon nombre d’élèves était déjà installé, dévorant leur déjeuner ou profitant simplement de l’instant pour discuter entre amis avant de continuer la journée d’école. Luck, lui, se dirigea vers les Serdaigle, là où il y avait assez de place pour l’accueillir, ne faisant guère attention à ses voisins de table. Un coup d’œil vers les Professeurs et il aperçut la Directrice Ombrage qui souriait à l’assemblée d’un air étrangement impatient ; jusqu’à midi, l’élève se contenta alors d’entamer son assiette, surveillant du regard ce que l’autorité suprême préparait.
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Luck Durin
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Ben' Ozgood le 02.08.10 16:58

    Cloitré dans son cabinet il sentait les écailles du Dragon gratter à la porte. De réflexes surprenant Benjamin réussit à s’en sortir sans qu’il ne puisse jamais réaliser ce qu’il venait de se passer, trop occupé à fuir les toilettes, glissant sur le carrelage toujours vêtu que d’un simple ruban-cadeau enroulé autour de la taille. Il ne sentait plus l’ombre gigantesque dans son dos mais continuait de s’échapper, les idées empoisonnées de peurs, jusqu’à se sentir tomber - et revenir à la réalité en un sursaut qui le sortit du lit.

    Le réveil agrippé par instinct il prenait conscience de son retard et, le coeur battant toujours plus fort, se jeta sur des vêtements proprement pliés au bout du lit qu’il enfila avec la difficulté propre à une personne qui venait de se réveiller. La chemise en dehors du pantalon, le pantalon pris dans une chaussure, les chaussures délacés, il entamait sa course jusque dans la Grande Salle où ses amies lui avaient donné rendez-vous à midi.

    Évidemment, sa barbe de jeune homme ne serait pas rasée ce matin - il n’en prenait pas l’habitude et pensait, de toute manière, qu'il la portait bien - il regrettait cependant de ne pas pouvoir faire sa toilette et de débarquer au déjeuner si inconfortablement lové dans des vêtements mal enfilés et qu’il ne rêvait que de déchirer pour se laisser plonger dans une eau savonneuse. Parti de la Tour de Gryffondor, dévalant le Grand Escalier, traversant le couloir, il prit soudainement le temps de s’arrêter sur une marche pour sortir sa baguette sans discrétion et se jeter à lui-même un charme qui eut pour agréable effet de l’encercler d’un vent de fraîcheur qui lui fît déjà se sentir plus présentable et continuer sa route plus serein.

    Passant du majestueux Hall d’entrée à la tout aussi impressionnante salle à manger de Poudlard, Benjamin se surpris à jeter ses premiers regards vers la Table de Serdaigle, à l’opposé de celle vers laquelle il se dirigeait à présent, celle de sa propre maison. Dans son dos il semblait encore chercher un Aiglon avant que son attention se reporte vers les cris de contentements lancés dans sa direction, oubliant aussitôt tout ce qui gravitait autour de son cercle d’amis.

« - Benjamin a bien faim. »
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Jack Duhamel le 04.08.10 13:08

    L'année scolaire débutait à peine, ce qui laissait au jeune homme encore un peu de répit avant de se replonger dans le travail. C'est pourquoi il avait passé la matinée à profiter de son temps encore libre, en se promenant dans le château. C'était son petit rituel de début d'année, pendant lequel il redécouvrait avec plaisir les couloirs de l'école, ainsi que ses moindres recoins. C'était un peu comme s'il partait en éclaireur, d'autant plus que cette année, il devenait un membre privilégié de Poudlard en ayant intégré la Brigade Inquisitoriale. En effet, son insigne brillait fièrement sur sa poitrine, où elle y était accrochée bien en valeur. Il comptait bien remplir son rôle avec succès, pour pouvoir entrer dans les bonnes grâces de la nouvelle directrice, et ainsi du ministère. Eh oui, il pensait déjà à son avenir ! En rendant service au ministère dès à présent, il pouvait ainsi espérer intégrer avec plus de facilités le département de la justice magique, une fois ses études terminées...

    A onze heure et demi, heure à laquelle le déjeuner était servi dans la Grande Salle, il cessa son exploration et descendit rejoindre les autres. En traversant la salle, il ne put s'empêcher de regarder autour de lui, pour essayer de repérer quelque chose de suspect. Décidément, il prenait son nouveau rôle très à coeur. Mais les élèves étaient bien trop occupés à prendre soin de leurs ventres affamés pour penser à préparer un mauvais coup. Un peu déçu, il alla rejoindre la table des Serdaigle, et s'assit non loin de ses camarades de classe, qui restaient plutôt silencieux. Jack remplit son assiette et commença à manger, jusqu'à ce qu'un raclement de gorge s'élève dans la salle, les interrompant.

    Intrigué, Jack cessa toute activité et releva la tête en direction de la table des professeurs. Ombrage, leur nouvelle directrice venait de se lever et s'apprêtait à prendre la parole. Le jeune homme la regarda alors avec intérêt, curieux de savoir ce qu'elle allait leur annoncer.
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Dolores J. Ombrage le 04.08.10 15:44

    L’haleine avinée elle entamait sa marche parmi les tables des élèves, le menton haut et la bouche fermée en un sourire de mauvaise augure, Dolores Jane Ombrage ne trouvant le contentement que dans ses succès les plus sombres. De sa posture maternelle, les mains en cœur posées sur le ventre, la baguette lâche, les pas petits, se dégageait un air tristement rassurant pour quiconque ne connaissait rien de la bête - heureusement, rares étaient ceux à ne pas avoir eu vent de cette histoire pavée de mauvaises intentions, ils ne baisseraient pas leur garde.

    Après quelques mètres seulement, elle marqua déjà un premier arrêt, entrepris un mouvement du poignet et laissa sa baguette refermer les portes de la Grande Salle à manger de Poudlard sans crier gare, mettant sèchement un frein aux allers et venues des étudiants, empêchant certains, par la même, de venir déjeuner. Bien qu’au bout des tables, la Directrice lança les premiers mots d’un discours adressé à chaque invité, le Sonorus permettant la meilleure des diffusions dans l’acoustique particulière de cette majestueuse pièce.

« - Écoutez. Silence ... Silence. »

    Comme un poison, sa voix forte et son ton soudainement autoritaire eurent le don de paralyser le brouhaha caractéristique des déjeuners entre élèves ; le frisson se diffusait maintenant parmi les rangs et la Directrice profitait de toute l’attention, les yeux de nouveau pétillants d’une bienveillance incroyable.

« - Une annonce. Une annonce. Voilà quelques petits jours que l’École a repris avec, comme vous le savez très bien, une nouvelle série de règles dont le respect a été vivement exigé par le Ministère de la Magie lui-même me confiant, dans un même temps, l’autorité nécessaire pour répondre aux infractions, simplement dans le but d’assurer la sécurité des bons éléments de Poudlard. »

    A ce moment là, elle reprit sa marche, toujours en ligne droite, par de petites enjambées - probablement les plus grandes qu’elle pouvait faire, se dirigeant lentement vers le centre de la Grande Salle sous un plafond magique dont le ciel devenait étrangement gris et menaçant comme si les murs du Château eux-mêmes sentaient venir la tempête.

    De nouveau immobile elle récita :

« - Décret d’éducation numéro dix-sept. Afin d’assurer la quiétude dans l’enceinte de l’Ecole, les élèves susceptibles de nuire à leurs camarades sont formellement défendus de pratiquer la magie au sein du Collège Poudlard, exception faite des salles de classe, de l'Infirmerie et de Pré-au-Lard. Ceci concerne, de manière non-exhaustive, tout élève affilié à un parent moldu (nés-de-moldus ou sang-mêlé). Toute entorse à la règle sera rapportée à la Direction de Poudlard et donnera lieu à la punition appropriée. »

    Son sourire sans dents n’abandonnait pas une seconde un visage crispé comme figé dans du plâtre, un regard compatissant surmontant le buste d’Ombrage comme si ces yeux ne lui appartenaient pas. A la manière d’une chorégraphie parfaitement mise en scène, alors qu’elle reprenait le silence, ses talons plats frappant le sol carrelé retrouvaient leur rythme résonnant dans la salle à manger. Soudainement, son bras droit se raidit comme celui d’un automate, prolongé par la baguette de la sorcière il visait un élève qui s’apprêtait à parler dans son coin alors que, jusque là, aucun chuchotement ne venait perturber le discours. L’ayant enchanté d’un sort qui lui cloua le bec, la Directrice fit mine de s’être amusée par un mouvement de nez taquin, comme si elle n’avait fait que jouer la chipie avec un camarade de classe.

    Dans un murmure indiscret, facilement diffusé par le sortilège modifiant la puissance de sa voix, elle annonça :

« - Il est l’heure de la punition appropriée. »

    Elle rit, enfantine.


Dernière édition par Dolores J. Ombrage le 04.08.10 20:59, édité 1 fois
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Message  Thimoty S. O'Connell le 04.08.10 17:07

    Thimoty observe la scène, de là où il est, en glissant sur le banc de bois, son dos se confronte en douceur avec le mur. Assis là, parmi tous ces fourbes de Serpentards, parmi tout ces sorciers qui n’hésite pas à utiliser leur magie, il se sent comme un trucage humain. Et ses yeux bleus transpercent le plafond magique, son esprit est embrumé, et ses yeux se ferment lentement. Il veut être un humain sans trucage. Et ce qui le fait être comme ça, c’est une amoureuse des livres, dont les cheveux ont capturés les rayons du soleil, une terrible demoiselle qui soigne aussi. Peut-être sait-elle soigner aussi les cœurs tourmentés, les cœurs gelés. Et finalement les personnes autour de lui semblèrent se mouvoir, tout le monde murmurait et observait. Alors le Serpent fait de même, il ouvre à nouveau ses yeux bleus, et le pantin bouge de manière à observer la nouvelle Directrice. Du haut de son siège, elle semble inébranlable, prête à frapper. Et lui, sage enfant, fait partie de son camp, il fait la guerre aussi. Et les aiguilles de l’horloge de son cœur semble tourner dans un autre sens, il semble être dans un double-jeu, prit à contre-sens. Perdu.

    Et puis il regarde des autres filles, puise la force de lancer un sourire charmeur. Des gloussements. Et ses yeux océans tombent sur Jack Duhamel, un Serdaigle avec qui il suit les mêmes cours. Les Sixième années, que voulez-vous. Il le regarde s’assoir, en silence, le regarde se servir à manger puis se dit qu’il ferait bien de faire de même. Alors Thimoty se redresse, commence à se servir à manger mais n’a même pas le temps de commencer que leur Directrice venait de se lever, et de se mettre à déambuler parmi les quatre tables. Le Vert et Argent se laisse retomber contre le mur, observe avec un petit sourire suffisant les allez et venues de cette chère Ombrage, qui semble prête à les fusiller avec ses mots. Et ça commence bien, elle laisse tomber un décret que tout le monde connait par cœur mais qui est bon d’être rappeler, apparemment.

      Ombrage ▬ « Décret d’éducation numéro dix-sept. Afin d’assurer la quiétude dans l’enceinte de l’Ecole, les élèves susceptibles de nuire à leurs camarades sont formellement défendus de pratiquer la magie au sein du Collège Poudlard, exception faite des salles de classe, de l'Infirmerie et de Pré-au-Lard. Ceci concerne, de manière non-exhaustive, tout élève affilié à un parent moldu (nés-de-moldus ou sang-mêlé). Toute entorse à la règle sera rapportée à la Direction de Poudlard et donnera lieu à la punition appropriée. »

    Que se passait-il ? Des élèves avaient enfreint ce décret ? Thimoty a l’impression que son ventre se tord, qu’il tombe finalement dans un abysse sans fond. A ce même moment, la fille qui a commencé à parler avec sa voisine de choses et d’autre vient de se faire taire d’un sortilège lancé par la Directrice. Le Serpentard se racle la gorge et la regarde en coin avec un haussement de sourcil. Tant pis pour toi, aurait-il sifflé. Mais il ne dit rien, observe la scène, Ombrage, et puis il cherche du regard une autre personne. Alice. Comme d’habitude.

      Ombrage ▬ « Il est l’heure de la punition appropriée. »

    Ca sonne un peu comme la fin du monde, ou plutôt comme la fin de l’ère des étudiants, surtout avec ce rire enfantin qui donne des frissons dans le dos.
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Thimoty S. O'Connell
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Dolores J. Ombrage le 04.08.10 20:58

    Parvenue au centre de la Grande Salle, elle visa de sa baguette le plafond ombrageux au-dessus de sa tête. Le regard pivotant, de gauche à droite, de Poufsouffle en Gryffondor, de Gryffondor en Serpentard, de Serpentard en Serdaigle, elle s’adresserait à tous, ferait de cet évènement un exemple, de cette journée un cauchemar, une idée qui ne devrait quitter aucun élève au sang mauvais sous peine de répercussions aussi immédiates qu’irréversibles.

« - Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vais désigner les élèves qui, aujourd’hui, auront à répondre de leurs actes menaçants devant l’autorité de Poudlard. »

    Le bras plié en perpendiculaire, la baguette parallèle aux quatre murs, elle choisit ce moment pour commencer son geste, son incantation, un simple moulinet du poignet qui lui donnait un air de cowboy tournant le lasso avant d’attraper ses bêtes et ne pas les lâcher. Alors elle prononça le premier nom, une étudiante de sixième année, Gryffondor, jeune fille rousse étonnement blanche qui se sentit soudainement soulevée par une main invisible, tirée de son banc pour venir léviter de manière légère mais apparemment inconfortable au-dessus de ses camarades, à trois mètres du sol, comme prisonnière d’une sphère translucide. Le deuxième nom vint aussitôt sans que la Directrice ne prête une seule seconde attention aux conséquences de ses charmes. Alors qu’il observait encore la première victime voleter au-dessus du festin, un élève de Serpentard connu le même sort, un troisième année chétif et aux cheveux noirs parfaitement coiffés, comme ceux d’un jeune garçon. Troisième nom, un première année à bretelles, les cheveux en bataille et le visage carré, un Poufsouffle. Chez Gryffondor, une nouvelle fois, on appela le quatrième, une première année aux yeux félins et aux manières étonnement calmes. Puis un cinquième, un sixième, jusqu’au dernier, un Serdaigle au crâne rasé et à l’air indigné.

    Ils étaient douze à présent, à regarder les assiettes de haut, à s’inquiéter pour leur sort, à simplement s’étonner du moment ou à attendre pour ce qui arriverait de toute façon. Pourtant, Ombrage restait figée, comme si son moulinet ne bénéficiait plus d’aucun vent ; une fraction de seconde et elle fronçait ses sourcils, laissait son sourire disparaître comme si elle n’avait jamais été le centre d’attention. Le regard dans le vide, elle semblait écouter une voix que personne d’autre ne distinguait et, enfin, elle retrouva son visage illuminé par le sadisme et, par la même occasion, sa voix haut perchée :

« - Il semblerait qu’un treizième élève soit concerné. »

    Alors le moulinet repris et, une dernière fois, à sa gauche, le mouvement de foule se fit sentir et les élèves virent l’un des leurs rejoindre les airs.

« - Benjamin Ozgood, sixième année, Gryffondor. Et le compte et bon. »

    Le silence disciplinaire perdait petit à petit de son autorité alors que la Directrice s’avançait de nouveau vers les grandes portes de bois, les ouvrant aussi sèchement qu’elle les avait claquées une vingtaine de minutes plus tôt. La foule commençait à s’agiter mais Ombrage n’y portait guère d’attention, le menton redressé et le regard figé sur le Hall d’entrée du Collège, les treize élèves flottant dans son dos, certains tentant déjà de se défaire du mauvais sort ; elle avait terminé son discours et il ne restait plus qu’à donner au spectacle un final grandiose, alors elle reprit la parole, la Grande Salle derrière elle, et déclara :

« - Vous êtes, désormais, officiellement renvoyés de l’École de Sorcellerie, Poudlard, au nom de l’intérêt général. »

    Et les sphères invisibles se réunirent pour jeter les indésirables en dehors de la salle à manger, les laissant retomber sans précaution sur un sol marbré qu’ils devraient quitter sans attendre, précisait Ombrage, ajoutant que leurs valises faites ils ne devraient plus jamais être revu dans l’enceinte de l’École sous peine de finir jugés devant le Ministère de la Magie pour vagabondage et malfaisance, une peine qui pourrait les mener à Azkaban, espérait-elle.

    Une belle année commençait. <3
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Armand Wolf le 04.08.10 21:18

    Depuis longtemps, Armand était assit sur son banc, les yeux papillonnants vers la porte, dans l’espoir de voir apparaitre une tête connue. Au début il avait salué Luck et Jack, ses deux compatriotes de Sixième année bleue, puis il avait remué sa nourriture, sans grande envie. La tête un peu vide de toutes pensées. Il n’était ici que parce qu’il savait plus ou moins ce que préparait Ombrage, et qu’il voulait assister à cette humiliation, un sourire moqueur aux lèvres. Sauf que là, il n’en eu plus envie. Alors il s’apprêta à partir, quand il vit Benjamin arriver. Il fixa son cou où des mèches frisaient, même de loin, et se rassit, sous l’œil étonné d’un garçon assit à côté de lui. Il haussa les épaules et attendit qu’Ombrage commence. Sans savoir pourquoi il attendait cela. Ah, si. La Directrice venait de faire claquer les portes, avec son visage de grenouille obèse.

    Il la regarda passer. L’écouta. Et frissonna. Cette femme… il avait beau faire partit de cette Brigade, il n’éprouvait absolument aucune sympathique pour elle et son costume rose, et lui aurait volontiers fait un croche patte.
    Inactif alors que d’autres murmuraient leur choc et leur surprise, il observa les corps se lever et essayer de se libérer lamentablement. Le garçon à côté de lui s’envola à son tour, réussissant à attraper le regard de son voisin. Un regard outré. Inquiet. S’envoler de la sorte devait les effrayer.

    Croyant que tout était fini, les gens commencèrent à se manifester, puis le silence se fit. Une fille cria. Une fille qu’il connaissait pour l’avoir envoyer bouler le jour du dessin. Son cœur fit un bond et Armand fixa la table des Gryffondor, et sentit le bondisseur tomber dans ses talons. Ben. Putain, Ben ! Il écarquilla les yeux et lança un regard à la table des Professeurs. Alice avait les mains agrippées sur la table et s’était à demi relevée. Sa gorge se serra quand Ombrage prononça la sentence. Non. Les douze autres, si elle le voulait, pas le treizième. Il vit les treize corps être jetés en dehors de la Grande Salle, et vit les uns et les autres commencer à se relever. Du coin de l’œil, il vit Alice fuir par la petite porte de ‘secours’. Lui-même hésitait. Il se releva quand plus aucun des renvoyés ne fut à la porte, quand bien même une amie lui intima de se rassoir immédiatement. Il fixa la Directrice et son sourire goguenard. Puis les autres professeurs, avec un regard empli de mépris. Du mépris de quoi, il faisait aussi parti de cette Brigade ! Du côté de cette Grenouille. Seulement…

    "Et merde."

    Il balança un juron à demi-mots et fut le premier des élèves non renvoyés à passer la porte. Tentant de contrôler ses mouvements, ne pas aller trop vite. Il voulait retrouver le Gryffondor. Il le devait.
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Ben' Ozgood le 05.08.10 16:26

Dolores J. Ombrage, Directrice de Poudlard, a écrit:
« - Décret d’éducation numéro dix-sept. Afin d’assurer la quiétude dans l’enceinte de l’École, les élèves susceptibles de nuire à leurs camarades sont formellement défendus de pratiquer la magie au sein du Collège Poudlard, exception faite des salles de classe, de l'Infirmerie et de Pré-au-Lard. Ceci concerne, de manière non-exhaustive, tout élève affilié à un parent moldu (nés-de-moldus ou sang-mêlé). Toute entorse à la règle sera rapportée à la Direction de Poudlard et donnera lieu à la punition appropriée. »

    Comme tous les nés-de-moldus ou sang-mêlé à ce moment, Benjamin se sentait en danger, menacé d’être pris par les griffes de la Directrice pour en recevoir une punition exemplaire. Elle avait, semble-t-il, pris soin de retenir les noms de tous ceux qui avaient osé utiliser la magie dans l’enceinte de l’École, c’était son heure, son moment et les victimes étaient désormais au nombre de douze, Ombrage restait figée. Le Gryffondor se pensait à l’abri, il n’avait aucun souvenir d’avoir fait usage de sa baguette magique depuis la rentrée du 1er Septembre, il n’y avait aucune raison pour lui de s’inquiéter et la pression pouvait, peu à peu, retomber, le calvaire était terminé.

    Retomber pour mieux sauter ? La vipère montrait une dernière fois les crochets :

« - Benjamin Ozgood, sixième année, Gryffondor. Et le compte et bon. »

    Ben n’était pas du genre à jurer mais, en l’occurrence : Et merde, se disait-il à lui-même. Il n’y avait pas d’homonyme, pas d’erreur sur la personne, le corps de l’étudiant se soulevait de lui-même, quittant le banc, une amie poussant un cri dès le moment où elle réalisa, alors que toutes ses autres camarades le regardait rejoindre les élèves en lévitation, le regard triste mêlé de surprise.

    A partir de ce moment, il n’était plus en position de réfléchir ou comprendre ce qui se passait, il regardait les tables de haut, d’une vue surréaliste qui l‘éloignait un peu plus de la prise de conscience. La seconde d’après, il était jeté sur la marbre du Hall d’entrée, tandis que le couperet tombait et qu’il était renvoyé de l’École de Sorcellerie Poudlard où il étudiait depuis 6 ans, le plus heureux du monde. Quelque chose se cassait en lui, une partie de sa vie, un os. La douleur le lançait et dans un éclair de lucidité il comprit d’où le sentiment venait : la chute avait été mauvaise, il avait atterri sur sa cheville et se l’était sûrement abîmé d’une bien mauvaise manière.

    La foule commençait à rejoindre les exclus dans l’entrée, Benjamin avait pour ordre de faire ses valises et disparaître mais, à ce moment, il ne pouvait s’imaginer en train de quitter les lieux alors il gravit difficilement le Grand Escalier n’ayant jamais vraiment une idée de là où il se dirigeait, trainant simplement sa cheville foulée sur les marches, loin de l’excitation générale.


A SUIVRE DANS :
« ETAT DE CHOC »
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Re: Les Douze Coups d'Ombrage :: Collectif

Message  Jack Duhamel le 05.08.10 20:35

    Jack suivit Ombrage des yeux dans tous ses moindres trajets, épiant ses gestes et buvant ses paroles. Elle se contenta d'abord d'énoncer les nouvelles règles mises en place cette année à Poudlard. Jusque là, rien de nouveau. Le jeune Serdaigle n'avait rien contre le changement, il préférait attendre de voir si cette nouvelle façon de faire allait fonctionner ou non dans l'école avant de juger. Il était conscient que le ministère faisait ce qu'il lui semblait juste pour gérer la situation actuelle, et que les solutions miracles n'existaient pas. Alors oui, il leur avait fallu instaurer de nouvelles règles afin de restreindre l'usage de la magie. Jack n'était pas vraiment enchanté de tous ces changements, mais il faisait avec. Surtout qu'il n'avait vraiment pas à se plaindre vu son statut prévilégié.

    Etant membre de la Brigade Inquisitoriale, Jack avait entendu dire que les premières sanctions allaient avoir lieues durant le déjeuner. Et en effet, Ombrage fit allusion à cette "punition". Elle désigna alors douze élèves, qu'elle envoya dans les airs d'une manière très peu délicate... Le jeune homme se demandait si ils avaient été choisis arbitrairement ou s'ils avaient déjà commis des fautes depuis le jour de la rentrée. Il ne pouvait détacher ses yeux d'une petite fillette de Gryffondor qui se débattait dans les airs. Telle une bête de foire, ridiculisée devant tous... Cette pensée le dégoûta quelque peu. Un treizième élève rejoint alors les autres. Ben, un type de son année. Jack et lui n'avaient pas vraiment d'affinités, mais le fait qu'il le connaisse rendait la situation plus intéressante. Et la sanction tomba :

    "- Vous êtes, désormais, officiellement renvoyés de l’École de Sorcellerie, Poudlard, au nom de l’intérêt général."

    C'était cruel. Et totalement inapproprié. Il détourna le regard lorsqu'Ombrage expédia les treize élèves par les portes de la Grande Salle. L'humiliation publique, très peu pour lui. Il essaya de garder un visage impassible et de se reconcentrer sur son assiette, mais il en était incapable. Ce qui venait de se passer lui avait complètement coupé l'appétit. Il ne tarda donc pas à suivre les autres au-dehors de la Grande Salle, accélérant presque le pas pour quitter les lieux plus rapidement.
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Jack Duhamel
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