En pleine crise de... De quoi d'ailleurs ? [PV ? Pas PV ?]

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Message  Crystal Andreas le 03.02.09 23:57

    La petite sorcière ouvrit les yeux. Les plissa à cause de l’obscurité de la pièce, de la douceur moelleuse du lit et de l’oreiller… Et de l’odeur du sang qui gonflait ses narines et ses poumons. Elle lutta contre l’engourdissement provoqué par ce lit et la chaleur. La chaleur qui se transforma bientôt en grelottement : Elle était trempée, et ne savait pas où elle était. Puis une voix, venant d’un peu plus loin, se mit à ronchonner :

« Mais, bon sang, c’est dangereux le Quidditch, ces pauvres gamins qui viennent chaque fois à l’infirmerie. »


    Quidditch. C’était le match aujourd’hui, elle allait être en retard ! Elle devait aider son équipe à gagner, et en plus, elle était Capitaine ! Elle était Crystal Andreas, Préfète et Capitaine ! L’enfant s’élança d’un coup, déployant son maigre corps de ballerine et bascula en avant à cause du vertige qui crypta les informations que ses jambes envoyaient au cerveau. Des bras masculins et fins la récupérèrent avant qu’elle ne frôle le sol, et la reposèrent sur le lit, en riant doucement :

« Mais, mademoiselle Andreas, tu n’es pas en état. Tu as perdu trop de sang dans ta chute, et ta jambe a été cassée ! »


    Orphan.
    Trop de sang ?
    Jambe cassée ?
    Elle n’y comprenait plus rien, c’était encore le matin, elle avait un match à accomplir, et elle ne pouvait pas s’être cassée la jambe en dormant, c’était tout bonnement impossible !

« Ophy… Que s’est-il passé ? Je dois aller au match !»

    Le lutin écarquilla les yeux, fronça les sourcils et soupira, dignement, avec classitude. S’appuyant sur le rebord du lit, avec un ton d’une douceur inégalable, il entreprit de raconter ce qu’il s’était passé à la princesse.

« Il fait très mauvais dehors, le match a débuté il y a une heure. Il y a un orage. Lys a marqué un but, puis c’était toi, tu avais eu le Souaffle ! Et l y a eu un éclair, et tu as lâché la balle, et ton balai… Tu t’es rattrapé d’une main, mais l’eau a du te faire glisser. Tu es tombé dans un gros tas de boue, avant qu’on ne te transporte ici… »


    L’amnésique avait crispé ses petites mains sur le drap du lit, regardant dans le vide avec un regarde fané. Elle avait… A cause d’elle… Elle était… tombée… Echec sur son rôle de… Capitaine… Poursuiveuse. Echec auprès de ceux qui constituaient Son équipe, auprès d’Artemis, auprès de Valentin, auprès de Lys, cette demoiselle blonde qui l’effrayait ! Elle était tombée, comme une vulgaire vache montant sur un balai. La haine d’elle-même, la honte, l’envie d’éclater en sanglots, de s’arracher les cheveux, de hurler serrèrent son ventre, sa gorge, et la bassine accueillit avec joie son vomissement de tripes et de boyaux. Pendant que ses doigts fuligineux s’agrippaient au rebord d’une bassine d’un blanc anciennement immaculée, des larmes dévalèrent en trompe sur ses joues de vampire. Tout son corps tremblait, et sa catastrophe naturelle avait une ampleur allant crescendo à mesure qu’elle voyait que cette réaction était trop violente, inappropriée.

    Son cœur encore au bord des lèvres, elle se détourna de la bassine et fusilla la salle du regard. Son cerveau chavira, mais elle, elle resta bien droite, telle une princesse furieuse, ses cheveux blonds dégringolant en désordres sur ses épaules saillantes. Ses joues brillaient de larmes, et le tour de ses yeux en était devenu écarlate.

« Va-t-en.»

    Elle haussa le ton.

« Va-t-en ! »

    Orphan ne s’en allait toujours pas. Elle poussa sa voix, pour la première fois depuis des années, depuis bien longtemps. Elle hurla :

« VA-T-EN ! JE NE VEUX VOIR PERSONNE ! VA-T-EN ! »


    L’enfant hystérique tomba sur son lit, s’appuya contre le mur et replia ces aiguilles qui lui tenaient lieu de jambes contre sa poitrine inexistantes. Elle enfoui sa tête dans ses genoux cagneux et agrippa ses mains à ses cheveux filandreux, recommençant à inonder chaque parcelle de peau avec ses larmes. Elle ne bougea pas quand la personne, Infirmier ou Infermière lui demanda de s’allonger. Elle ne répondit pas, se crispa si bien qu’au bout de dix minutes elle ne sentait plus ses membres. Mais elle ne bougea pas, se refusant à amorcer le moindre geste qui la dévoilerait au monde.

    Elle mourrait de honte.
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Message  Artemis Lone le 04.02.09 15:08

Terrain de quidditch, Poudlard, une heure plus tard.

    À la base, le quidditch, c'était fun. Il suffisait de monter sur un balai, une balle sous le bras, et de s'envoler pour des heures de plaisir euphorique et de liberté, un sourire aux lèvres. Mais il suffisait malheureusement aussi d'ajouter à cette alchimie instable quelques supporters, une équipe adverse, un temps détestable ... et un sombral. En réalité, le seul facteur qui avait réellement influencé quoique ce soit était le seul que personne n'avait pris en compte. Parce que personne ne l'avait vu.

    Le match avait encore duré une heure. Sous la pluie, dans la boue; sans Crystal. S'il avait certes marqué des buts, Artemis aurait été incapable de dire combien, et cela lui importait peu. Il avait continué à jouer, aveuglément, avec le seul espoir que ce match se finisse au plus vite, qu'une des poursuiveuses -Ael ou Lou, n'importe!- attrape ce fichu vif d'or. Pour qu'il puisse, enfin, abandonner ce balai qui lui collait à la peau, quitter ce stade qui lui donnait envie de vomir, délaisser ce quidditch qu'il ne reconnaissait plus, ce quidditch qui n'était plus synonyme de liberté, ce quidditch qui le dégoûtait. Ce même quidditch qui avait tomber Crystal dans la poussière et dans la boue, et l'avait fait sombrer dans une folie démentielle.

    Et puis il y avait eu, comme un bruit de fond imperceptible à travers les rideau de pluie qui noyait le stade. Le coup de sifflet final. Le match était fini. Qui avait gagné ? Aucune idée; Artemis était déjà loin, filant sur son balai tel une fusée en direction du château. Trempé, crotté, transpirant, décoiffé; il s'en fichait. La seule chose qu'il voulait, c'était voir Crystal; la serrer dans ses bras, très fort, çà la folie, tout oublier, qu'il n'y ai plus que elle, lui, ensemble, pour l'éternité. Et lui répéter qu'il l'aime, juste pour mieux oublier et lui redire encore.

    Au diable les bonnes manières, il pénétra dans le hall en emmenant avec lui la moitié de l'océan atlantique -en pluie. De quoi faire rager Rusard pour les trois siècles à venir, au minimum. Il ne sauta de son balai qu'une fois arrivé devant l'infirmerie, et prit le temps de reprendre un instant son souffle. Artemis connaissait bien Crystal -sans doute mieux que personne- et il savait que, si sa princesse avait repris connaissance ... Non, en fait , il ne savait pas. Il n'avait pas la moindre idée de comment elle avait réagit quand on lui avait annoncé qu'elle avait raté le match.
    Et ça, ça lui faisait peur.

    Prenant à deux mains le courage qu'il n'avait pas, il passe une main hasardeuse dans sa tignasse et se décida à franchir le seuil de l'infirmerie. Un silence de mort régnait dans l'endroit qui semblait vide au premier aborde; jusqu'à ce que Artemis aperçoive, roulée en boule sur elle-même, recluse dans un lit que son équipement sale avait taché de boue, la personne qui comptait le plus à ses yeux.

-" Crystal ... "

    Le silence répondit à son murmure. Il descendit silencieusement les quelques marches, puis s'arrêta à deux mètres du lit. Elle avait le dos tourné. Il hésita un instant; s'il parait maintenant, elle ne saurait sans doute même pas qu'il était passé. S'il restait, elle finirait sûrement par réagir -d'une manière que le garçon craignait plus que tout en ce moment. Si ... Artemis se rendit compte qu'il était retombé dans sa spirale infernale des "si ...". Tant qu'à mettre Poudlard en conserve, il se rapprocha du lit et posa doucement sa main sur l'épaule de sa princesse.

-" Cry ? "

    La prochaine fois, on ne mettra pas Paris en bouteille, mais Artemis dans une petite boîte. Avec Crystal ?
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Message  Crystal Andreas le 04.02.09 16:22

    Aucune conscience de l’heure. C’aurait pu être une semaine plus tard qu’elle ne s’en serait pas rendue compte. Ni soif, ni faim, ni larmes… plus rien. Elle ne sentait plus que ses ongles enfoncés dans son cuir chevelu, écorchant son crâne, cherchant la moindre chose à détruire, à faire partir, à chasser de cette boîte trop remplie. Elle mourrait d’envie d’arracher un cœur en plomb et un ventre gonflé de honte, ainsi qu’une gorge serrée de haine. Puis, soudainement, une main enveloppa son épaule et la chaleur provoquée par celle-ci réanima la jeune fille. La chaleur plus que la voix, qui pourtant, lui était bien familière. Elle aurait pu prendre cette main, la serrer de toutes ses forces, fondre en larmes un bon coup puis se faire récupérer à la petite cuillère par Artemis. Elle aurait pu. Cela aurait été parfait, et tout serait redevenu comme avant. Mais non. Elle était blessée au plus profond d’elle-même, et ne voulait pas que quelqu’un vienne la voir après cette chute… physique et mentale.

    Elle jaillit de son lit comme les diables surgissent des boites, montés sur ressort. En un coup de pied, elle se retourna vers Artemis et le fixa. Pas avec les mêmes yeux brillants remplis de haine qu’elle avait adressé à Orphan, qu’elle aurait adressé à n’importe qui d’autre, sauf peut-être Valentin. Mais avec des yeux remplis de désespoir, d’hésitation, d’abandon. Elle était perdue, sans savoir quelle réaction serait appropriée. Puis, la grignette sembla se décider. Ses yeux bleus s’assombrirent et elle recula, de quelques pas, comme pour ne pas être à portée de main. Ou comme pour ne pas avoir Artemis à portée de main. Elle avait peur d’envoyer une vague de colère contre lui, une vague de colère qu’elle n’avait jamais connue, et qu’elle voulait tout de même contenir. Alors sa voix monta dans les aigus, écorchant ses cordes vocales qui d’ordinaire n’emmétraient pas un tel son :


« Quoi ? Tu viens me reprocher d’être tombée ?! Je n’aurais pas du venir, c’est ça ? J’aurais du vous laissez faire votre compote, mettre Orphan a ma place et laisser son poste de Capitaine à Valentin ? »


    Elle savait que ses paroles n’avaient aucun sens. Que son amoureux ne pensait pas cela. Mais il fallait qu’elle exprime ce qu’elle ressentait, et vite, avant d’imploser, et pour éviter la combustion spontanée. L’adolescente enjamba les lanières de son sac et farfouilla dedans, pour en ressortir sa baguette magique et son insigne de Capitaine, et celle de Préfète, avant de retourner à sa place. Tout cela en cinq secondes. Son cœur ne retrouvait pas un rythme cardiaque normal. D’une main tremblante, la gauche, elle était gauchère, elle pointa son insigne de Capitaine avec sa baguette.


« Cracbadabum ! »


    La plaque se brisa en deux dans les mains de la demoiselle et elle les laissa tomber au sol. Puis, elle s’empara de son insigne de Préfète. Mon œil, elle ne serait pas capable de contenir des gosses, et des gens plus vieux qu’elle, vous avez vu sa carrure ? Ce n’est pas réellement celle d’une danseuse. Aucune autorité. Aucune volonté. Aucun courage ! Elle pointa de nouveau la seconde insigne, de nouvelles larmes gonflant ses paupières inférieures.

« Je ne peux pas être préfète non plus non ?! Je ne réussirais à rien, même Orphan réussirait à me faire perdre mes moyens ! Pourquoi tu ne l’as pas gardé, cette foutue insigne Artemis ?! Je ne veux pas d’une telle responsabilité, je n’en ai rien à faire ! Je veux qu’on me laisse tranquille ! Cracbadabum ! »


    Deux morceaux en bronze et en saphir rejoignirent l’ancienne preuve de son Statut de Capitaine. Puis elle prit sa baguette à deux mains, chaque main tenant un bout du morceau de bois. Elle ne réfléchissait plus, elle n’était pas en état de penser. Sa langue se déliait d’elle-même, sans qu’elle n’y réfléchisse. Ses maigres bras se contractèrent. Elle n’aurait même pas ouvert un pot de cornichons avec sa force. Et sa baguette se brisa en deux, l’ultime symbole qui la ramenait au monde magique. Des gouttes tombaient sur ses bras, ses vêtements, le sol. Sa voix avait encore grimpée, elle criait.


« Peut-être que je ne suis pas non plus faite pour être Sorcière ! Non ? Qu’as-tu à répondre à cela, Artemis Lone ? »
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Message  Artemis Lone le 04.02.09 18:25

Il avait eu peur. Et il avait eu raison.

Elle est sortie telle une furie de son lit, et elle l'a regardé. Avec des yeux qui voulaient tout dire. Elle a de si beaux yeux … Bleus, d'un bleu doux et délicat, qui brillent d'ordinaire de malice et d'innocence. Un bleu qui n'avait plus rien d'innocent en ce moment. Un bleu désespéré, fade et vif à la fois, indéterminable, simplement … Perdu. Un regard bleu abandonné, qui aurait voulu se noyer dans l'éternité, mais qui se délaissait à lui-même, désespéré. Seul.


    C'est à ce moment-là que je l'ai perdue. Elle a reculé d'un pas, je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, c'est comme si elle avait eu envie de, de … D'exister. De se faire exister. De montrer au monde qu'elle ne voulait pas se laisser faire. Elle a reculé d'un pas, ses yeux se sont assombris. Et puis elle s'est mise à crier, et j'ai commencé à avoir eu raison d'avoir peur.

«Quoi ? Tu viens me reprocher d’être tombée ?! Je n’aurais pas du venir, c’est ça ? J’aurais du vous laissez faire votre compote, mettre Orphan a ma place et laisser son poste de Capitaine à Valentin ?»

    La dernière fois qu'elle avait parlé aussi vite, sans réfléchir, comme si tout le reste n'avait plus d'importance et qu'il s'était juste s'agit de dire ce qu'il ne fallait pas, on était tous les deux sur le toit, un soir de septembre. Le jour où on s'est retrouvés; où je l'ai retrouvée. Et là, j'étais de nouveau en train de la perdre. Et je n'imaginais pas à quel point.
    Elle a sauté sur son sac, et en un instant en a sorti ses deux insignes, préfet et capitaine, ainsi que sa baguette magique. Elle pleurait peut-être, je n'en sais rien, mais je n'osais pas bouger, j'assistais à la scène comme si je n'avais pas été là et qu'il avait suffit que j'appuie sur un bouton pour que tout disparaisse. Elle a prit sa baguette, elle tremblait, et elle a visé son blason de capitaine.

« Cracbadabum ! »

    Elle a brisé son insigne de capitaine. Elle tremblait peut-être, mais je savais qu'elle était sûre de ce qu'elle faisait. Je l'ai laissée continuer, parce que je la comprenais. Je la comprenais, parce que j'avais fait pareil cet été. Mais ce que je ne comprenais pas, c'était qu'elle me faisait peur. Je n'avais plus peur de ses réactions, j'avais peur d'elle. Elle aurait mis le feu à l'école que ça ne m'aurait pas étonné; je la sentais capable de tout, même du pire. Surtout du pire. Elle a abandonné ses deux morceaux d'ex-blason de capitaine, a pris celui de préfet. Elle tremblait toujours, puis elle s'est mise à pleurer. Elle tentait de retenir ses larmes, et sa faiblesse a fait remonté sa rage à la surface, elle s'est remise à crier, un ton plus haut.

« Je ne peux pas être préfète non plus non ?! Je ne réussirais à rien, même Orphan réussirait à me faire perdre mes moyens ! Pourquoi tu ne l’as pas gardé, cette foutue insigne Artemis ?! Je ne veux pas d’une telle responsabilité, je n’en ai rien à faire ! Je veux qu’on me laisse tranquille ! Cracbadabum ! »

    Depuis que je me suis rendu compte que j'étais amoureux d'elle, j'ai toujours eu tendance à perdre mes moyens; mais là, je n'avais plus aucun moyen. On était loin du tiers du quart de courage qu'il m'aurait fallu pour arriver à lui répondre, je m'étais tout simplement transformé en larve. J'avais beau penser très fort les répliques cinglantes que j'aurais voulu lui lancer à la figure pour la faire taire, j'en étais incapable. Parce que je ne les pensais pas.
    Elle était très bien en matière de préfète. Peut-être pas aussi autoritaire qu'il aurait fallu, mais elle assurait, et Orphy il pouvait aller se faire cuire un œuf, elle faisait son boulot et elle n'avait aucune excuse. Et pourquoi je ne l'avais pas gardée, mon insigne, pourquoi ? Parce qu'un élève suicidaire qui serait prêt à mourir d'amour pour un paire d'yeux bleus innocents et une gamine sensible et délicate, c'est pas spécialement le modèle type pour être préfet, et encore moins pour le rester. J'aurais voulu lui crier de se taire, qu'elle la ferme, qu'elle était très bien en tant que préfète et que ce n'était pas sa faute, que je l'aimais à la folie et que je ne voulais rien d'autre que de pouvoir la serrer dans mes bras pour l'éternité, mais j'en étais incapable.

    Elle a brisé son blason en deux. Ce même blason bleu et bronze que j'avais épinglé il y a un an et demi, quand je suis revenu à Poudlard en temps que préfet. Et qu'on s'est rencontrés. Ce petit bout de métal qui se brisait, c'était comme s'il n'y avait soudainement plus rien entre nous. Juste un petit fil d'araignée, un mince lien sensible qui menaçait de se rompre à chaque instant. Et pendant qu'elle continuait à pleurer, elle a saisit sa baguette à deux mains. Elle était devenu comme folle, incontrôlable, cette petite brindille qu'on aurait jamais imaginé, l'année passée encore, devenir ainsi. Où était passée cette Crystal innocente, joyeuse, timide, cette petite fille qui griffonnait sur son cahier pour ne rien oublier et qui avait partagé son brownie avec le chou fleur que j'étais à l'époque ? Où était-elle ?

    Elle a finit par briser sa baguette en deux, presque sans remords il aurait semblé et, des sanglots dans la voix, elle s'est tournée vers moi en continuant en crier, toujours plus fort.

« Peut-être que je ne suis pas non plus faite pour être Sorcière ! Non ? Qu’as-tu à répondre à cela, Artemis Lone ? »

    L'angoisse, la surprise, l'incapacité à réagir, la peur et puis … Et puis je l'avais perdue. En rentrant dans l'infirmerie, la seule chose que j'aurais souhaité était de pouvoir la serrer dans mes bras, lui dire que tout était fini, qu'on oublierait le quidditch à jamais, qu'on allait juste rester dans les deux, dans les bras l'un de l'autre, Crystal et Artemis, ensemble … Et pourtant si loin désormais. Partie. Perdue. À jamais, peut-être. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, cela m'était égal. Je m'en fichais, elle serait partie à l'autre bout du monde que, que …

    Non ! Je ne pensais pas un seul mot de ce que je disais. Je l'aimais à la folie, j'en aurais déplacé des montagnes pour rester avec elle, et là, elle me demandait l'impossible et j'en étais incapable. J'étais tout juste bon à rien, en fait … Soudainement conscient que je ne faisais plus partie du décor, je m'abandonnai à moi-même et me mit à pleurer. Je n'avais plus pleurer depuis longtemps, une éternité, je ne me souvenais même plus de quand datait la dernière fois. Je tremblais, et je continuais à pleurer, les yeux fermés, parce que c'était tout ce dont j'étais capable : pleurer.

« Tais-toi, j't'en supplie, tais-toi ... »

    Je gémissais, j'avais l'air lamentable, là, debout en milieu de l'infirmerie, à pleurer sur moi-même parce que je n'en pouvais plus, que j'aurais juste voulu que tout s'arrête, qu'on oublie le quidditch, le match, les responsabilités, qu'elle arrête juste un instant de vouloir quelque chose qu'elle ne savait même pas, juste que tout redevienne comme avant …
    Juste pouvoir lui dire.

« Je … J'veux pouvoir être avec toi, j'm'en fous du reste, le match, tout ça, je ... »

    J'étais incapable de continuer, et je me remis à pleurer de plus belle. Catégorie légumes, j'étais passé consécutivement du stade de chou fleur à betterave, et maintenant j'avais juste l'air d'un porreau, un grand nabot planté sur lui-même à chialer comme un gamin qu'il n'aurait jamais voulu être.

« Je, je ... »

    Je fermai les yeux, cherchant comme jamais à fuir la réalité. À oublier.

« Je t'aime moi ... »

Il restait là, abandonné à lui-même, noyé dans ses larmes, espérant plus que tout essayer d'oublier ce qui venait de se passer, arrêter de penser à tout ça. Il aurait voulu s'enfuir, mais il en était incapable. Incapable de la faire taire, incapable de s'arrêter de pleurer.

Artemis était un incapable.
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Message  Crystal Andreas le 04.02.09 19:49

    Elle avait tout détruit. Ce qui faisait d’elle une personne différente… ce qui faisait d’elle une sorcière avec deux postes demandés. Elle avait détruit aussi ce lien qui l’unissait à Artemis… et elle n’en souffrait pas. Pas encore. Pas tout de suite, encore un peu de temps. Elle écumait de rage… et de peur, elle en tremblait, oh oui. Cette personne qui venait de déverser sa haine, dans cette pièce d’un blanc éclatant, celle qui venait de briser sa baguette, contre toute attente… Cette enfant, avant si timide si… passive. Elle fixa les débris de ces trois symboles au sol, qui s’éparpillait au devant de ses pieds. Maintenant qu’elle n’avait plus rien à casser, sa colère laissa une plus grande place à la honte. Et à la même haine qu’elle ressentait envers elle-même. Ses grands yeux bleus se relevèrent, et découvrirent… Un Artemis qui pleurait. Elle n’avait rien écouté de ce qu’il avait dit, seulement cette dernière phrase :


« Je t'aime moi ... »


    La princesse blonde hésita. Le peu de temps qu’elle mit à réfléchir suffit à faire remonter la bile, une nouvelle fois, et elle se précipita à la fenêtre ouverte pour de nouveau vomir tout ce qu’elle avait encore pu garder dans son corps. L’acide lui brûla la gorge et elle grogne, frustrée. Elle s’était calmée. Un peu. Elle essuya ses lèvres avec un mouchoir en tissu posé sur une tablette et retourna là où gisaient baguette et insignes, s’accroupissant doucement à côté de ceux-ci. Tout ça, sans dire un mot à Artemis, sans pleurer, sans rien d’autre.

    Elle prit doucement les deux morceaux de baguettes entre ces mains, les soupesa, et sa mine se fit hésitante. Puis elle abandonna de nouveau un des morceaux, le plus court, au sol et prit le plus long à deux mains. Le brisa de nouveau, en deux. Puis elle se relava, le visage fermé. Elle n’était plus en colère, elle n’hurlera plus comme il y a dix minutes. Puis, elle entreprit d’enlever, avec une douceur étrange, l’équipement boueux de Quidditch, pour se retrouver en débardeur et jean collant sous ce pantalon large qui ne lui servirait plus. Elle glissa une mèche blonde derrière son oreille pourvue de petites boucles d’oreilles en forme de lune décroissante, et une ébauche de sourire s’installa sur son visage, quand elle s’assit de nouveau sur son lit aux draps roulés dans un des quatre coin du matelas.


« Je t’aime aussi, Artemis. »


    D’une main agile, dépourvue de tremblement, elle tira sur son pantalon pour en effacer un pli sur la cuisse, puis s’assit en tailleur. Pour une gamine qui venait de piquer une crise de colère et d’hystérie, elle était étrangement calme, le visage ainsi détendu. Puis, ses mains se crispèrent sur ses chevilles, et elle ferma les yeux, en inspirant profondément.


« Je ne serais ni Préfète, ni Capitaine, ni Sorcière. Je vais partir d’ici, Artemis, je vais retourner chez moi. Je vais vivre comme n’importe qui, sans prendre aucune responsabilité, comme je suis incapable d’en tenir une seule. J’ai toujours bien volé, et j’ai réussi à tomber à cause d’une simple bestiole. Je suis une idiote, je crois aux mauvais présages. Je suis trop stupide pour être une sorcière, je n’ai aucune mémoire et aucun talent. Alors… »


    Elle n’avait jamais autant parlé en une journée. Si. Peut-être le soir où… le soir de la rentrée où elle avait trouvé un autre chou-fleur que le sien. Un qui n’était plus le même, un qui n’était plus un garçon complètement à côté de la plaque. La soir où… pour la première fois, il lui avait dit « Je t’aime ». A cette idée elle eu un rire. Un rire hystérique, moqueur. Elle rouvrit les yeux, et les vrilla sur Artemis, reprenant d’une voix dure.


« … alors tu vas m’oublier. Et puis, on ne tombe pas vraiment amoureux à treize ans Artemis, c’est idiot. Surtout… ici. La magie ne PEUT pas exister, cela n’existe que dans les contes. Tu sais ce que je pense Artemis ? C’est que maintenant que j’ai brisé ce qui s’appelle une « baguette », je vais me réveiller, ou rentrer chez moi et tout oublier. Je ne crois pas dans la magie, et je ne crois pas au fait que tu sois tombé amoureux dans ce lieu qui n’existe pas. »


    TU sois tombé amoureux ? Voyons, tu exagères Crystal… Tu sais bien que, pour Artemis, c’est plus que de la simple amitié. Mais bon, d’accord, si tu veux te persuader de quelque chose…
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Message  Artemis Lone le 17.02.09 19:39

    J'avais cessé de pleurer. Je m'étais mis à trembler, un peu, espérant un miracle ou n'importe quoi d'autre qui puisse changer la situation. Je gardais les yeux fermés, comme si ça avait changé quelque chose. Je l'entendis qui se levait à nouveau, qui vomis ce qui lui restais de bile et qui revint pour casser en encore plus petits morceaux sa baguette. Elle était calme, calme comme la Crystal que je connaissais avant, mais trop calme aussi, comme ... La calme et la tempête. Avant, ou après. Ou quelque part entre les deux. Elle retira son équipement de quidditch, doucement, avec une patience d'ange, et s'assit sur le lit. Un impressionnant silence avait envahi la pièce, se blottissant jusqu'au plus fin recoins de l'infirmerie, englobant tout sur son passage. Je n'aimais pas ce silence. Entre Crystal et moi, des silences, il y en avait eu des milliers. Elle finissait toujours par rire à la fin, sourire, se mettre à parler de tout et rien, et moi je la prenais dans mes bras et je la serrais très fort, de peur que son sourire ne s'efface et qu'elle ne m'abandonne.
    Elle m'avait abandonné; c'était trop tard pour la prendre dans mes bras.

« Je t’aime aussi, Artemis. »

    Il me fallut trois secondes pour que ce qu'elle venait de dire parvienne à mes neurones et que je comprenne le sens de sa phrase. Elle ... ? Je rouvris mes yeux embués et la fixai d'un air interrogatif. Elle regardait ailleurs, elle semblait un peu perdue, mais si sûre d'elle en même temps que j'en eu peur à nouveau, pendant un instant. Si la Crystal que je connaissais m'avait abandonné, qui était celle qui venait de ma dire qu'elle m'aimait ? ...

« Je ne serais ni Préfète, ni Capitaine, ni Sorcière. Je vais partir d’ici, Artemis, je vais retourner chez moi. Je vais vivre comme n’importe qui, sans prendre aucune responsabilité, comme je suis incapable d’en tenir une seule. J’ai toujours bien volé, et j’ai réussi à tomber à cause d’une simple bestiole. Je suis une idiote, je crois aux mauvais présages. Je suis trop stupide pour être une sorcière, je n’ai aucune mémoire et aucun talent. Alors… »

    Je me retins de l'arrêter, de lui crier que ce n'étais pas vrai. Qu'elle ne soit plus ni préfète ni capitaine, je pouvais comprendre, elle avait fait des erreurs et elle regrettait, mais … Quitter Poudlard ? Elle était parfaitement capable de tenir ses responsabilités ! Et la bestiole ... Je me souvins alors qu'elle m'en avait parlé, qu'elle les voyait parfois voler au dessus de la forêt. Et c'était pour ça qu'elle était tombée ? Pour une simple bestiole ? Si ce n'était que ça, elle n'avait qu'à abandonner le quidditch ! Abandonner son poste de préfet, abandonner toutes ses responsabilités si ça lui chantait, mais pas ... M'abandonner moi ! Si elle partait, qu'est ce que j'allais devenir ?
    Je me mis à murmurer pour moi-même, doucement, puis un peu plus fort, mais sans qu'elle ne l'entende, juste pour pouvoir tenter de me raisonner encore un peu, qu'elle était juste tombée sur la tête, que ça lui passerait, que ... "Mais tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toii ..."
    Puis elle se mit à rire doucement, d'un rire sardonique et vicieux, pendant que je continuais à dire à l'air ambiant, plus qu'à elle, de se taire, de se taire enfin. Elle tourna alors son regard vers moi, et je vis ses yeux, si bleus, si beaux, et pourtant si noirs à ce moment là; et à son regard, je sus que la Crystal que j'avais connu, si elle n'était pas partie, avait changé. À un point inimaginable.

« … alors tu vas m’oublier. Et puis, on ne tombe pas vraiment amoureux à treize ans Artemis, c’est idiot. Surtout… ici. La magie ne PEUT pas exister, cela n’existe que dans les contes. Tu sais ce que je pense Artemis ? C’est que maintenant que j’ai brisé ce qui s’appelle une « baguette », je vais me réveiller, ou rentrer chez moi et tout oublier. Je ne crois pas dans la magie, et je ne crois pas au fait que tu sois tombé amoureux dans ce lieu qui n’existe pas. »

    Je n'en revenais pas. Je n'arrivais pas à croire ce qu'elle venait de dire. Je n'arrivais pas à croire que ce soit ELLE qui l'ai dit. Je ne pouvais pas le croire. J'en étais incapable.

« Tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, TAIS-TOI !»

    Ma voix allait croissante, et je m'étais mis à crier. Ce n'était pas vrai. C'était impossible. Invraisemblable. Je ne voulais pas y croire. Je ne POUVAIS pas y croire. Crystal … Je n'étais pas fou, quand même, la magie existait, je n'étais pas en train de rêver, c'était bien réel ! Elle ne pouvait pas affirmer que tout cela n'existait pas, que ce n'était qu'un rêve, que …

« C'est pas vrai, tais-toi, tais-toi, TAIS-TOI ! Tu sais plus ce que tu dis, c'est pas vrai, c'est … »

    Je m'étais remis à trembler d'angoisse, de peur, et j'étais sur le point de me remettre à pleurer. Je ne savais plus quoi penser, plus quoi dire, j'étais en train de devenir fou, je ne comprenais plus rien …
    Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi Crystal, elle si joyeuse, si innocente, si douce, si délicate, pourquoi la Crystal que j'avais rencontré l'année passée, qui avait rit de l'Arty choufleur, cette même Crystal que j'avais retrouvé cette année et qui en aurait pleuré de retrouver un Artemis trop adolescent, pourquoi cette Crystal avait-elle décidé de renier tout ce qui faisait sa vie, tout ce qui, jusqu'à il y a deux heures, faisait son bonheur, son existence et sa joie ? Pourquoi ?

    Et puis, l'espace d'un instant, comme penché au dessus du gouffre de la folie, je crus avoir une révélation. Et si, après tout … Elle avait raison ? Si tout cela n'était qu'un rêve ? Si pas mes deux sœurs, au moins le monde sorcier ! Poudlard, le quidditch, la magie … Si tout cela n'existait pas, que ce n'était qu'un rêve, une douce utopie, que je n'étais jamais tombée amoureux de la fille la plus merveilleuse du monde et qu'il m'aurait suffit de prononcer une incantation falibuleuse pour me réveiller dans mon lieu, il y a deux ans et demi, et que je ne reçoive jamais la lettre pour venir à Poudlard, qu'on m'avoue que la magie n'existe que dans les contes et que … Et si elle avait raison ?
    Un pied dans la tombe ou au bord de l'abîme de la folie, on ne sait jamais vraiment ce qu'on fait, mais là, je pensais être sûr désormais de ce qui m'arrivais. Crystal avait sans doute raison, tout cela n'était qu'un rêve, la magie n'existait pas, elle non plus et …

« … c'est peut-être la vérité. Après tout ? La magie n'existe pas, ce n'est qu'un rêve, une chimère, une illusion, c'est vrai, c'est ...»

    À m'entendre, on m'aurait cru fou. À vrai dire, je ne savais plus vraiment ce que je disais, je ne m'écoutais même plus, j'avais sombré dans le désespoir et je me laissais gagner par la seule vérité qui parvenait encore à me résonner : la magie n'existe pas.

« … Poudlard n'existe pas, tu n'existe pas, et ...»

    Et l'évidence m'apparut alors claire comme de l'eau de source, limpide et évidente.

« … Je n'existe pas. »

    Douce folie. Je fis jaillir tel un magicien -qui n'existe pas non plus- ma baguette magique de ma poche. Oui, la magie n'existe pas ! Tout cela n'est qu'un rêve ! Et si je voulais revenir à la réalité, reprendre mes esprits et arrêter de vivre dans cette utopie qui n'était que mensonges et illusions, la solution me semblait évidente et l'échappatoire claire. J'utiliserais cette magie qui n'existait que dans cet univers parallèle pour revenir à la réalité.
    Je pointait ma baguette sur moi, un sourire aux lèvres.

« Maintenant que j'ai découvert la vérité, je vais quitter ce monde, cet endroit qui n'existe pas, et je vais retourner à la réalité. »

    J'adressai un dernier regard de folie et de malice à la fille que j'avais aimé. Un dernier sourire.

° Sectusempra ! °

    Je m'effondrai dans une mare de sang irréelle, dans un lieu qui n'existait pas, au côté d'une fille qui ne se souviendrait jamais de moi vu que je n'avais jamais existé.
    Et je m'en allais rejoindre la réalité.

C'était évident.
Artemis Lone
Artemis Lone
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Message  Crystal Andreas le 07.03.09 15:57

    Elle hallucinait. Les médicaments que l’infermière lui avait administrés devaient être des champignons hallucinogènes, cela ne pouvait être que ça. Sinon, qu’est ce qui expliquerait qu’elle voyait son petit ami entrain de se vider de son sang sur le sol, entre elle et le mur qui lui faisait face ? Un cauchemar, voilà. Le rêve qu’elle vivait depuis un an et demi se transformait maintenant en cauchemar, voilà tout. Cela restait une illusion dans son sommeil de plomb. Elle se réveillera plus tard, après avoir éprouvé la peur de sa vie. Artemis ne mourra pas, il se réveillera avant elle, dans son lit, dans le vrai monde, en ayant le vague souvenir d’une jeune maigre aux cheveux blonds. Et elle, elle se réveillerait aussi, chez Mathieu & Alan, avec dans la tête l’image d’un homme chou-fleur.

    Mais cette angoisse qui lui tordait le ventre… lui nouait les entrailles… pourquoi la ressentait-elle avec une telle vivacité, une telle violence ? Si cette scène n’était qu’un produit de son imagination, irréelle, elle n’aurait pas du avoir le cœur cognant contre ses côtés, les larmes qui dégoulinaient sur ses joues, à cause de la terreur. La peur ne pouvait qu’être vrai ici, quelque soit l’endroit, réel ou irréel où elle était. Alors même… même si elle avait raison, même si Artemis n’existait que dans son imagination, même si… Oui, cela devait être ça. Elle était ici au Paradis, et on la punissait de ne pas avoir sauvé Jon. Car elle devait être morte sur son lit d’hôpital, elle ne devait pas s’être réveillée un beau matin, amnésique, avec Alan & Mathieu à ses côtés. Alors même si… elle ne pouvait pas laisser quelqu’un, illusion, chimère, ou réelle mourir sous ses yeux maintenant embués de larmes.

    Et elle hurla, de toutes ses forces, les ongles s’enfonçant dans ses bras. Elle appela à l’aide. Sous l’impulsion de son cœur terrifié. Un troupeau de gens se précipita dans la pièce, il n’y avait pas que l’infermière. Ils y virent un spectacle indécent. Une princesse blonde dont les bras saignaient sous ses ongles, une princesse hurlante, qui voyait sous ses yeux son chevalier se vider de son sang.

    Ce fut le branle bas de combat. Tous ceux arrivés par inadvertance dans la salle, en suivant les cris de la demoiselle paniquèrent, certains même glissèrent sur le sang qui commençait à former une large flaque. L’infermière réclamait le silence, peine perdue car, entre l’enfant qui hurlait et pleurait tout à la fois, ceux qui essayaient de soigner Artemis sans succès, et ceux qui commentait en faisant passer Crystal pour une tueuse, le chaos était digne d’une foire. Crystal angoissait. Mais ces gens l’énervaient. Ses cris se tarirent et elle prit la baguette d’Artemis. Soudain, une rangée de fioles explosa derrière l’attroupement, et le silence se fit. La main crispée sur la baguette, l’autre qui tenait la main d’Artemis, une fillette blonde en furie les regardait.


« Faites quelque chose ! Il va mourir ! »


  • L’infermière agita sa baguette au dessus du corps d’Artemis et prit la main de Crystal. Elle la tira plus loin de lui, puis parla :


« Ce sort calmera les plaies pendant quelques minutes. Il faut le transporter à Sainte-Mangouste. Jeune fille, vous venez avec nous, gardez bien ma main. Vous autres – elle s’adressa à deux garçons – vous nettoierez la salle, tandis que toi – une fille – tu préviendras Harris. »

... Suite à St-Mangouste.
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