Bête enfant, belle plante.

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Bête enfant, belle plante.

Message  Crystal Andreas le 27.01.08 0:24

L’oiseau déploie ses fines ailes, les agite et s’envole. Il part vers le sud. Nous voici en hiver. L’époque des fleurs, des amours et du soleil serait pour dans quelques mois. Un beau trésor que la nature. Cette merveilleuse flore, cet exemple de l’infini si prisée des Romantiques Moldus pour se plaindre que les humains doivent subir le temps. « Carpe Diem », profiter du temps qu’il nous reste. Les oiseaux étaient si libres, comparés aux hommes enchainés. L’air était si froid, il fouettait son visage par coup de vent. Elle aimait bien le temps glacé, il la rassurait, l’air froid est comme une peluche pour certains. Elle leva les yeux, suivit l’oiseau du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière les nuages opaques.

Crystal replia ses doigts, faisant réaffluer le sang dans ses doigts devenus bleus à force de rester immobile, pour ne pas faire fuir l’oiseau. Un soupire lui avait échappé lorsqu’elle avait repensé aux sombres paroles d’Alan. « L’homme est esclave du temps. » . A ça, comme à beaucoup de chose, elle était restée silencieuse. Trop jeune pour avoir son avis sur la chose, et déjà trop vieille pour prendre un air puéril et clamer : « Et bin nous, on sera plus forts et on tapera le temps ! ». C’était une grande idée philosophique, la fuite du temps. Et tellement exploitée. Mélina l’avait initié aux poètes humanistes, romantiques et symbolistes, et ces informations s’assemblait en un fouillis insondable. Mais elle appréciait cette idée de temps insaisissable, des choses inexorables. Sourire. Puis la demoiselle se releva, frissonnant en sentant le froid s’attaquer à ses bras nus et au reste de son corps peu couvert. Belle sensation. Elle se croirait voler. Elle abattit sa capuche noir sur ses cheveux et sur son front, et observa son reflet dans l’eau. Une petite fille en jupe et collant à motifs de rayures, en veste moldue, sans manche et à capuche aux oreilles de chats. Pas de chaussure, elle s’était trimballée en collants depuis huit heures du matin. Quelle heure était-il à présent ? L’oiseau aurait bien pu rester dix minutes ou trois heures, elle n’en savait rien. Elle récupéra son écharpe d’un bleu ciel uni où était dessiné un aigle somptueux. Serdaigle.

L’herbe crissa sous ses pas légers, alors qu’elle se dirigeait vers un endroit jusqu’alors inconnu. Elle n’en avait que très peu entendue parler, et ne s’y était pas rendue, par manque de professeur et de temps libre. Elle avait lâchement abandonné ses devoirs et ses livres pour se rendre dehors, comme une enfant que l’on enferme. Puis, voyant une fleur violette se fermer et se replier sur elle-même, elle s’était construit l’idée d’aller visiter les serres. Les seules brides de conversations qu’elle avait pu comprendre étaient : « Machin m’a dit que la serre untelle était dangereuse », et « Oulala, bidule s’est fait cramé la main par telle plante ». Foutaises ou pas, ils avaient titillés l’intérêt de la sorcière. Les plantes pouvaient être dangereuses ? Faire du mal ? Elle en apprenait tous les jours…

Quatre grands bâtiments se dressaient fièrement devant la petite créature qu’elle était. On appelle ça des serres, Cry. On voyait des plantes de l’extérieur, les murs étaient des vitres. D’immenses plantes. Par folie des grandeurs, l’enfant s’approcha de celle où apparaissaient les plus grosses plantes. Elle effleura les vitres, les fins morceaux de murs, puis caressa la poignée du bout des ongles. Elle hésita. Si quelque chose arrivait, elle n’avait pas sa baguette. Elle ne prenait jamais sa baguette. Elle ne comptait pas utiliser des sorts, dans son futur. Tous les humains devaient être pareils, et elle n’avait pas la passion qu’avaient certain pour la « force », la « supériorité »… loin de tout ça. Si perdue qu’elle était dans les méandres de ses pensées, elle appuya sur la poignée. Elle s’ouvrit, chose dont la sorcière aurait douté. Oublie de fermeture ? Malveillance ? Et la voilà repartie pour réfléchir pendant des heures en marchant.


« Waah… »

Mais non. Cette voix émerveillée prouvait qu’elle ne réfléchissait plus. Du vert, du rose, du multicolore. Des plantes de partout, tout plein. Crystal aurait put gober des mouches. Des plantes qui se redressaient à mesure qu’elles… respiraient, d’autre s’ouvrant, d’autres papotant avec leurs voisines. C’était de la magie pure. Magie naturelle qui subjuguait l’enfant. Elle s’avançait au milieu des plantes, retenant sa respiration pour ne rien troubler, pour laisser ce paradis. Lentement elle posa sa main sur la… tête d’une grosse plante. Et une chose se referma sur un côté de sa veste. Une chose qui semblait être la bouche de la plante. Une plante qui mâchonnait sa veste. Panique ou pas panique.

Surprise et frayeur. Elle poussa un petit cri digne d’un chiot sur qui on vient de marcher. Une plante voulait la manger. Pas normal ça. Elle désespérait d’enlever la tête de la plante en la poussant. Au bout de deux minutes, elle était exaspérée. Heureusement que sa veste était solide. La prochaine fois, elle se souviendrait de ne pas demander à Mélina d’enchanter la fermeture éclair pour la garder fermée.


« Mais, j’ai pas bon goût… Sale plante ! »

Réflexion faite.
Elle haïssait la magie.


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Crystal Andreas
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Re: Bête enfant, belle plante.

Message  Invité le 06.03.08 23:18

Promenade. Promenade ? Tu parles d'une promenade... Il faisait froid, et Jenny ne s'était pas vraiment couverte pour un temps pareil. Si seulement elle avait eue l'excellente intuition de rester dans la salle commune, et de rester devant la cheminée en compagnie d'une bonne plaquette de chocolat au lait de Honeydukes. A cette pensée, Jenny grinça des dents. Si seulement... De plus, elle ne savait ni où elle allait, ni si elle allait retrouver son chemin. Elle avait déjà eue du mal à sortir, alors pour rentrer, ça allait être pire qu'une Bataille Explosive. Non, c'était vraiment pas son jour. Elle pressa ses mains contre sa bouche, les réchauffant le plus possible. Elle jeta un regard derrière elle ; la forêt interdite, silencieuse, était sombre et les cîmes des arbres s'abaissant face au vent lui montrait que celui-ci se levait, et que la température allait encore baisser un peu plus. Il fallait qu'elle trouve un endroit tranquille et chauffé. Soudain, elle aperçu en se retournant vers sa gauche quelques bâtiments aux murs de verres. C'était certainement les serres, et Jenny fut ravie. Elle aimait beaucoup les plantes, et voir celle de Poudlard ne pouvait que la ravir d'avantage. Et puis, il devait y faire beaucoup plus chaud que dehors. Elle se diriga alors vers les serres...

-Je veux absolument voir des mandragores, si il y en a...

Mais lorsqu'elle s'approcha, elle vit la silhouette d'une fille, apparemment à l'intérieur. Pouvait-elle entrer ? Ou alors la dérangerait-elle ? Elle frissonna. Non, elle rentrerait. Il faisait bien trop froid pour rester dehors. Elle avait juste à espérer qu'elle passerait inaperçue. Elle poussa doucement la porte, qui grinça sous l'ouverture. Marchant à petits pas, elle se dirigea derrière une grande plante, mais une dalle avait le malheur d'être très mal installée, et Jenny tomba à la renverse.
Bravo pour la discretion...

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