Good day

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Good day

Message  Invité le 22.08.07 15:36


Que ces couloirs sont longs …


Where is the moment when we need it the most


Mince !

Ses mains qui se hissaient alors derrière sa tête lâchèrent soudainement prise. Les boucles qu’elle avait peignées de ses doigts et tenues de ses poings avec l’intention de les attacher ensemble tombèrent alors grossièrement dans son dos. D’un mouvement horizontal de sa tête caractéristique des publicités pour soins capillaires, elle arrangea cette masse blonde difforme en une chevelure homogène à l’aspect naturel.
L’élastique dont elle avait tant besoin pour réunir ses cheveux en une queue de cheval avait été oublié sur un coin de la table de nuit et, pour cause, à son réveil elle avait été trop préssée pour pouvoir se donner du temps à penser à quelque artifice que ce soit.

You kick up the leaves and the magic is lost


Elle avait sous-estimé l’utilité d’une quelconque amitié. En effet, ce matin là, avoir une amie aurait pu lui éviter de se réveiller seulement quelques minutes avant le début du premier cours de la journée. Une amie lui aurait soufflé quelques mots pour la réveiller dans le calme et la sérénité avant qu’elles ne partent ensemble prendre un petit déjeuner copieux dans la Grande Salle.
Et pourtant, elle, retard ou pas, se souciait toujours aussi peu d’être seule et de ne devoir faire confiance qu’à un simple réveil mécanique dont le bon fonctionnement laissait à désirer.
Dans le même registre, elle ne s’inquiétait guère des regards que lui lanceraient ses « camarades » à la vue d’une fille seule et débraillée.

They tell me your blue sky's faded to grey


Le long des couloirs les troupeaux d’élèves qui commençaient à rentrer dans leurs salles de cours la regardaient passer d’un pas plus rapide que la normale. Le regard fixer au loin en face d’elle, elle semblait porter des œillères semblables à celles des cheveux qui l’empêchaient d’avoir cette vision pathétique des quelques élèves qui riaient à son passage.
L’air déterminé à ne pas répondre aux moqueries, le point sérré sur la lanière de son sac en bandoulière qui pendait à son épaule gauche, elle continuait sa route à travers les longs couloirs du château cassant parfois le rythme monotone des longues lignes droites en prennant une intersection ou en descendant un escalier.

They tell me your passion's gone away


Les minutes et les secondes qui lui étaient plus précieuses que jamais défilaient à une allure folle. A travers les couloirs, elle ne voyait plus que des portes fermées qui l’avisaient que les cours étaient entamés et ne croisait plus que des petits groupes d’amis qui descendaient prendre leur petit déjeuner dans la quiétude de commencer les cours un peu plus tard dans la matinée. Elle avait l’impression de devoir se rendre à l’autre bout du château tant elle marchait pour rejoindre cette salle de cours au sous-sol.
Au détour d’un couloir elle apperçut une silhouette solitaire qui semblait se diriger dans la direction inverse dans laquelle elle allait. Sans pour autant avoir plus de détails sur cette personne méconnaissable à l’autre bout du couloir, elle vit en cette silhouette un semblable : une personne qui était aussi en retard qu’elle.

And I don't need no carrying on


Plus elle s’approchait, plus elle scrutait cet être isolé. Elle ne regardait plus au loin, en face d’elle, elle n’était happée que par la curiosité qui la poussait à mettre un nom sur le visage de cette personne. Ce devait être un homme, il avait des épaules et semblait être d’une bonne taille. A son grand étonnement il ne donnait pas l’impression d’être préssé par quoi que ce soit, il marchait, normalement, de quoi éveiller un peu plus sa curiosité. Le ‘no man’s land’ qui séparait le couple tendait à se réduire peu à peu. Elle pouvait à présent voir distinctement la couleur de l’écusson cousut sur sa robe qui était d’un bleu plaisant. D’autant plus plaisant que cet insigne signifait que le jeune homme se trouvait être dans cette même maison, Serdaigle.
Un court instant pendant lequel elle gagna quelques mètres en plus vers ce jeune homme, elle étudia l’allure de cette personne pour en venir à l’idée qu’il devait, très certainement, être en deuxième année, et peut-être même en troisième.
Toujours dans l’incapacité de dicerner les détails physiques du Serdaigle, elle remarqua une anomalie sur la robe qui s’avançait dans sa direction. Les premiers rayons du soleil de la journée qui transperçaient les grandes vitres du château faisait briller ce qui, a priori, pouvait être une décoration comme une autre mais qui, au final, se trouvait être une petite étoile d’argent, une petite étoile où était gravée une lettre peinte en bleu, la lettre ‘P’.
Cette étoile était celle du préfet de Serdaigle.

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Re: Good day

Message  Valentin Moson le 05.11.07 12:40

Il s’arrêta. Pas de bibliothèque maintenant, il n’avait rien à faire hormis révisé son sortilège de découpe, mais la bibliothécaire n’accepterait jamais une telle pratique qu’elle prendrai sûrement pour un attentat. Pas de salle commune, il en avait assez du bruit constant des élèves qu’il était censé surveiller. Il n’irait pas dehors non plus, car il voyait bien que d’une minute à l’autre, l’averse allait éclater. La solution apparut comme par magie. Prendre un grand bain dans la salle de bain des préfets. Cette solution disparut aussi immédiatement qu’elle était apparu: Mimi Geignarde avait bloqué tous les robinets… Il éprouva une envie meurtrière de croiser Mimi Geignarde.

You stand in the line just to hit a new low .


Il passa sa main dans les cheveux. Les ciseaux ensorcelés du Coiffeur Coiffe-Tout que lui avaient envoyé sa mère, lui avaient fait une coupe de cheveux pour le moins... original. Oui , Valentin avait la très nette impression de ressembler à un rebelle qui avait mis dans ses cheveux un pétard de chez les Wesley .Ces cheveux châtains en pagaille, partant en haut, en bas, sur le côté, de l’autre côté, faisaient, selon leur possesseur, mauvaise impression. Si on ajoutait à cela sa chemise blanche qui dépassait de son uniforme gris, Valentin se trouvait particulièrement débraillé.

You're faking a smile with the coffee to go


C’était un jour de déprime. Un mauvais jour. Il pensait ça parce qu’il se trouvait stupide, dans le couloir, seul, sur le côté, à remettre sa chemise dans son pantalon tout en réfléchissant à un sortilège qui pourrait lui lisser les cheveux. Il lui faudrait demander à une fille. Pas Lys, elle était la dernière personne à qui il avait envie de parler, pour cause d’hystérie chronique.
Il revoyait dans sa tête ses problèmes capillaires ignorant les deux Pouffsouffles âgées au moins de 16 ans, assises sur un banc à piailler, et qui se moquaient de lui parce qu’il fourrait à grand coups son pantalon dans la chemise. Ou alors parce qu’il donnait l’impression qu’il sortait à peine du lit. Il ne savait pas exactement, il s’en foutait royalement, et même son apparence vestimentaire lui importait peu lorsqu’il vit un corbeau dans le couloir, qui le fixait.

You tell me your life's been way off line


Il ne s’était jamais vraiment occupé de Badimoin. C’était un corbeau totalement libre, à l’intelligence sur-développé et Valentin avait toujours soupçonné sa grand-mère, morte désormais, d’avoir soumis son corbeau à des sortilèges ou autres, qui lui auraient insufflé une telle intelligence. C’était même plus que de l’intelligence, car même un humain ne serait pas capable de faire ce que Badimoin faisait. Il se baladait, tranquillement dans le château, et parfois, brusquement, il disparaissait en s‘envolant. Puis il revenait le jour d’après avec une lettre. C’était comme si la mère et le corbeau de Valentin communiquait par télépathie. Pareillement, lorsque Valentin avait fini d’écrire une lettre (ce qui était rare ces temps-ci), le corbeau apparaissait à sa vue. Valentin avait réfléchi à toute sorte d’explication qui aurait pu faire que le corbeau ait ces dons, mais ces explications étaient invraisemblables. Un Animagus? Plusieurs Badimoin? Une réincarnation?Allez, on arrête les délires là…

You're falling to pieces everytime


Le corbeau vola vers Valentin et se posa sur sa tête. Il sembla trouver la coupe de cheveux beaucoup plus à son gout que son maître, car il se déposa ravi, qur le nid de cheveux de Valentin. Exaspéré, Valentin attrapa doucement l’oiseau et il remarqua qu’il ne portait pas de lettre mais un tout petit mot, enroulé autour de sa patte. Intrigué, il étira délicatement la patte de Badimoin, défit le nœud qui serrait le mot, et l’enleva .

Il faut que je te parle, rendez-vous à quatre heures du matin cette nuit, devant la cheminée de ta salle commune.

Maman

Valentin ignorait la raison de ce mot, comme il ignorait le lieu misérable ou sa mère l’avait écrit. Comme il ignorait la tournure désastreuse qu’allait prendre sa vie et celle de sa mère. Comme il ignorait en quoi son père y était impliqué. Comme il ignorait que Kristen Cherry, cette jeune Serdaigle qui arrivait près de Valentin, allait, à la manière d’un grand détective, découvrir des choses qui la mettrait dans un situation plus que délicate…

And I don't need no carryin' on
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Valentin Moson
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( & Nyu aussi d'abord. T'aime les gateaux à la banane ? )
[Il adore les bananes.]
[ On se demande quel genre. ]
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Dégagez bande de poivreaux !
Arty : Toi&M=Mignon comme tout. Pour longtemps j'es

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