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Revue du sujet

par Ayne Welsh le 30.03.09 2:04

    Alors qu’elle discutait avec le jeune Serpentard, une Gryffondor du nom de Lou Adams s’approcha. Super, pensa Ayne sarcastiquement mais se priva de faire quelque remarque désagréable au sujet de Adams. Tolérance, tolérance.

- Je n’ai rien au pieds, s’exclama le garçon.

    Pour une certaine raison, un clic se fit dans la tête de Mademoiselle Welsh et elle se souvenit du nom de son interlocuteur. Kimberley … Kimberley Austen. Bon, d’accord, maintenant que faire de son problème. Malheureusement, Lou fut plus rapide et d’un coup de baguette magique, elle fit apparaître une paire de pantoufles oranges – fort inésthétiques, ma foi – mais à défaut d’autre chaussure, Kimberley les enfila. Les mains d’Ayne se crispèrent à cause d’un mélange d’honte, de jalousie et de fureur. J’aurais pu y penser, siffla-t-elle entre ses dents de façon à ce qu’elle soit la seule à s’entendre. Allez, allez, on est en situation difficile, sois un peu plus indulgente.

    Après que Lou ait commenté le mauvais goût des pantoufles orangeâtres, un élève de Poufsouffle - Cosmo Brown, pensa Ayne - s'approcha du trio et lança.


- En tout cas, ce ne sont pas les miennes. Peut-être celle de Madame Troy, qui sait ?

    Ayne échappa un petit sourire qu'elle adressa à Cosmo Brown, avant de regagner son air un peu inquiet. Après tout, ils n'étaient pas là pour causer, ils était peut-être encore en danger !

    Suivant la masse d’élèves, Ayne, Kimberley, Lou et Cosmo se dirigèrent vers l’extérieur d’un pas plutôt pressé.

    Dehors tombait une pluie fine et probablement froide vu la température qu’il faisait. Se servant des connaissances qu’elle avait acquis en dévorant la bibliothèque de ses parents, Ayne utilisa un sortilège afin de rendre son pull en laine imperméable.


- Impervius, murmura-t-elle, avant de partager l’astuce avec les autres. Faites comme moi, ça va nous garder secs – au moins pour un peu.

    Ah ? Depuis quand Miss Welsh n’est plus égoïste et détestable ?

par Kimberley Austen le 29.03.09 16:25

Tout d’un coup, Kimberley vit apparaître sous son nez une paire de pantoufles oranges fluo, qu’une fille lui tendait. Il ne la connaissait pas, mais elle lui proposait ce truc. Etait-ce à lui ? Cette question était d’une débilité… Franchement, avait-il une tête à porter des chaussons comme … ça ?!
Comme il ne répondait rien, un peu atterré que cette demoiselle pense qu’il avait si mauvais goût, la fille enchaîna en disant que ce n’était pas non plus les siens mais qu’ils feraient l’affaire pour les pieds de Kim. Le petit garçon en doutait sérieusement. Il n’avait pas encore fait un geste pour les prendre et grimaçait quand une seconde voix se fit entendre.


- En tout cas, ce ne sont pas les miennes. Peut-être celle de Madame Troy, qui sait ?


C’est en s’imaginant son professeur de sorts et enchantements en chemise de nuit avec ses chaussons aux pieds que Kimberley éclata de rire. Plusieurs têtes se tournèrent vers cet impudent qui osait se montrer joyeux alors que l’heure était grave mais le Serpentard n’y fit pas du tout attention. Cela le décida à prendre les fameuses pantoufles.
Il les enfila et suivit les autres dans la cour où tout le monde, ou presque, était en train d’attendre de plus amples instructions. Les mains dans les poches de sa robe de chambre, il jouait avec les émeraudes qui s’y trouvaient, les faisant rouler, machinalement. Il se dévissa le cou pour tenter d’apercevoir un adulte et juste avant que le Dr LeBeau n’apparaisse, il demanda aux trois élèves avec lui :


Ils sont où les profs ? Et le dirlo ?

A ce moment là, il crut apercevoir la silhouette d’un homme mais ne put déterminer de qui il s’agissait. Arrêtant de se tordre dans tous les sens, il attendit simplement de voir ce qui allait se passer. De toute façon, il avait sa préfète à côté de lui et il s’y accrocherait sans vergogne si on tentait de le séparer de sa maison. Etrange, quand on savait l’accueil qu’on lui avait réservé à son arrivée chez les Serpents. Entre temps, il avait essayé de se remettre à niveau et il comptait bien prouver qu’il était digne des couleurs vert et argent.

par 'Doc' R. LeBeau le 28.03.09 20:41

N*m d* D* d* b*rd*l d* m*rd d* p*mp* * c*l d* ch**tt* d* s*l*p*r** d* m*rd* !

Un chapelet de jurons long comme un jour sans pain flottait à la suite du Doc, tandis qu'il parcourait les couloirs au pas de course. Même magiquement accéléré à l'aide de sortilèges réservés aux Aurors, il trouvait encore qu'il se trainait. Il est vrai que la situation était plutôt mauvaise et qu'il n'avait pas le temps de flâner, mais il pensait qu'il se déplacerait surement plus vite en moto, même si ça aurait été moins pratique pour les escaliers.

Dès qu'il avait pris conscience de l'ampleur du désastre, il avait entrepris de faire le tour du Château - enfin des parties où les élèves étaient censés se trouver ( c'est à dire les dortoirs ) - histoire de ne laisser personne derrière, et heureusemet, il n'avait encore trouvé personne. Ce ne fut qu'à la dernière salle commune, chez les Jaunes et Noirs qu'il trouva un retardataire visiblement complètement paumé. Il lui jeta un sortilège d'allègement, puis une fois qu'il fut sûr que persone d'autre en trainait dans le coin, il jeta l'élève sur son épaule comme un fétu de paille, et se dirigea vitesse grand V vers le Hall.

Une fois rendu, il se déchargea de l'élève auprès des Préfêts en Chef à qui il demanda de faire évacuer les élèves, et une fois qu'ils lui eurent répondu que c'était déjà en cours, il replongea dans les couloirs, en quête du Directeur.


¤ Où est encore cet espèce de tordu, jamais là quand on a besoin de lui ! ¤

par Cosmo Brown le 28.03.09 20:01

S'il s'agissait d'un mauvais rêve, il était on ne peut plus réaliste... Songeait Cosmo, qui, tout comme les autres élèves de Poudlard s'était réveillé en catastrophe suite à des cris de toute sorte. Dans son dortoir, ce fut un petit brun qui réalisa le premier ce qui se passait. Peut-être qu'entre deux mouvements pour se retourner dans son lit il avait remarqué d'anormales lueurs qui s'élevaient derrière les rideaux de toile jaune qui pendaient aux fenêtres du dortoir. C'était dimanche, Cosmo n'était pas couché depuis très longtemps, mais tout de même, les premières heures de sommeil sont précieuses ! Il fallait que la raison soit bonne pour qu'on vienne ainsi perturber son repos. Mais pour être bonnes, elles l'étaient grandement, et en deux temps il était déjà debout, dans son pyjama noir, les cheveux hirsutes et les yeux clignant toutes les trois secondes.

- Qu'éssi s'passe ?
- Regarde, le domaine de Poudlard est en feu !

De quoi lui faire reprendre ses esprits rapidement ! Il regarda alors par la fenêtre, et effectivement, de grandes flammes noires s'élevaient, prenant dangereusement la direction du château. Nul besoin de perdre du temps à se demander qui, pourquoi ou comment. Il fallait bouger.

C'est alors qu'un Sonorus retentit, et, comme tous les Poufsouffle – certains n'avaient de toute manière pas attendu que le Préfet en Chef donne des directives – il s'engouffra dans les couloirs afin de rejoindre la Cour principale, non sans avoir oublié de prendre sa veste de jogging. C'est qu'il fait pas chaud, en hiver.

Dans tous les couloirs de Poudlard, c'était la panique. Les élèves courraient dans tous les sens, personne ne savait qui était à l'origine de ce problème, mais une chose était certaine, un incendie en plein hiver dans la forêt interdite, ça n'avait rien d'un hasard. Mais pourquoi faire ça alors ? Quelqu'un avait une dent contre l'école ? Quelqu'un voulait la voir disparaître ? Ainsi que tous ses habitants ? Ça n'avait pas de sens ! L'odeur de brulé se répandait avec force et entre les cris, l'incompréhension et les pleurs, Cosmo finit par atteindre la Cour, où là encore, la panique était à son summum. Une autre question lui venait alors à l'esprit : et les professeurs ? Où étaient-ils ? Que faisaient-ils ? Il n'en avait pour le moment croisé aucun. Faisaient-ils une réunion d'urgence ou quelque chose comme ça ? Ils feraient mieux de s'occuper de leurs élèves et de trouver le moyen de les calmer... Le château risquait de devenir une montagne de cendres. Il n'y avait donc rien à faire pour empêcher ce désastre ? L'air un peu hagard, il regardait partout au tour de lui, avançant difficilement au milieu du groupe d'élèves. Une voix qu'il avait déjà entendu auparavant l'arrêta dans son chemin hasardeux : Lou Adams. Elle était préfète, peut-être savait-elle quelles directives prendre ? En tout cas, la phrase qu'elle prononça était en total décalage avec le contexte actuel : elle tendait d'étranges pantoufles orange fluo à un autre élève, un jeune Serpentard, visiblement. S'intégrant rapidement à la conversation qui après tout, le détendrait un peu, il lança :


- En tout cas, ce ne sont pas les miennes. Peut-être celle de Madame Troy, qui sait ?

Oui, le moment ne s'y prêtait guère, mais que pouvaient-ils faire de plus ? Cosmo n'était qu'un première année, s'il voulait soudainement jouer les héros il risquait de se mettre dans les pattes des élèves des années supérieures qui essayaient déjà de tempérer la panique.

par Lou Adams le 27.03.09 15:01

Au milieu des premières années surexitées, Lou avait bien envie de leur donner des claques ! Se rendaient-ils compte de la situation ? Le château était quand même à moitié détruit ! Ils devaient sans doutes penser que Harris allait sortir sa baguette et lancer un grand "REPARO", et que tout rentrerait dans l'ordre ? La jeune fille avait lu "L'Histoire de Poudlard", et elle savait que le château était contruit de manière magique, et surtout, qu'il était protégé par d'inombrables charmes et enchantement qui assuraient la sécurité des élèves. Elle savait qu'ils n'étaient qu'une bande d'élève vulnérable. Elle avait même un peu peur.

Lou suivit la masse d'élèves qui se précipitaient vers la sortie dans le désordre le plus total. Elle se retrouva à côté d'un première année de Serp' qu'elle entendit gémir :

- J'ai rien aux pieds.

Elle leva les yeux au ciel, "Ce qu'ils sont douillets ces Serpentards !" mais son bon coeur la rattrapa. Elle leva sa baguette et tenta un sortillège d'attraction. Elle l'avait vu utilisé des centaines de fois, mais ne le maitrisait pas très bien. D'ailleurs, elle ne l'avait jamais vu en classe.

- ACTIO CHAUSSURES !

Son sourire se crispa en une sorte d'hésitation, car les chaussures tardaient à venir, d'ailleurs elles ne vinrent pas, mais à la place une paire de grosses pantoufles orange fluo apparurent.

- Ce sont les tiennes ? Demanda-t-elle à Austen.

Comme il ne disait rien, elle poursuivit :

- En tout cas, elles ne sont pas à moi non plus ! Quel mauvais goût ! (elle leva les yeux au ciel). Enfin ! ça fera l'affaire. Espérons que son propriétaire se lave les pieds ...

Elle lui tendit les pantoufles, surprise elle-même de sa bonne action. C'était peut-être les circonstances du moment qui changeait son état d'esprit. Elle en avait presque oublié le désordre qui règnait au rez-de chaussée.